le choléra:une menace permanente
1 août, 2008, 4:20
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- Au sud ,la Guinée Bissau , au nord, le Baol( Mbacké) ,il y’a la maladie des mains sales: le choléra .En ce début d’Août ,il pleut tous les jours,il y’a déjà beaucoup d’eau dans les rues ,les maisons.De nombreuses flaques où pourrissent fruits et autres détritus font la joie des enfants qui viennent y patauger sans soucis.Malheureusement la saleté et les moustiques vont dans les jours à venir transmettre à ce petit beau et innocent monded’enfants la diarrhée, et /ou le choléra le paludisme, hé!, bonjour la gale ! Les eaux vont stagner, verdâtres, puantes, véritables nids aux moustiques, mouches et vers blanchâtres, faute de voies naturelles de ruissellement,voies occupées à Diaobé.Le service d’hygiène,animé par deux dévoués agents,est débordé,comme d’ailleurs l’ICP du dispensaire, hélé par une femme en travail,un 3e âge qui lui tend,la main tremblotante,une vieille ordonnance d’un medecin ou infirmier de l’autre côté de la frontrière. Tout près, les vendeuses de beignets, de café touba, de patates grillées,de poissons frits, d’eau glacée mal conservée.Mieux,le mercredi ,jour de marché “louma”, les vendeurs et commerçants vont “toucher” à beaucoup de produits parfois toxiques ( pesticides,engrais…) huileux,malodorants; sans oublier les nombreuses poignées de main donner par ci par là,sans souci aucun: l’esprit est ailleurs, soit on est la recherche du grain de mil ou et du riz pour la famille (on est en période de soudure et les” baguettes à souder manquent…), soit on a sur le porte bagage du vélo un panier de poulets, de chèvres, ou on tire quelques vieilles vaches décharnées qui tentent de fuir l’assourdissant bruit des camions guinéens”DAF” ou des 404 Peugeot du siècle dernier et qui croulent sur le poids de l’âge et le poids des bagages… Ces chevillards vont arriver et patauger au foirail où bouses , crottes et urines vous bouchent les narines à quelques lieue pour liquider le bétail avant de retourner sous la pluie au village ou en ville.Aucune précaution sanitaire n’aura été observée ou prise par la cliente, le chevillard, les clientset les commerçants.
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